Utiliser les traducteurs en cours de LV

Les enseignants de langues vivantes le constatent davantage encore en cette période d’enseignement à distance, nos élèves utilisent de plus en plus les traducteurs, notamment les gratuits comme Google Translate et DeepL. Nombre d'élèves les préfèrent aux dictionnaires car leur emploi est plus simple. Le traducteur propose en effet le plus souvent une traduction unique et directe, là où un dictionnaire propose un réseau de sens divers et illustrés, avec des indications sur le genre, le pluriel, la catégorie grammaticale, les déclinaisons, la construction, les associations courantes, etc.

Ces outils vont-ils un jour bouleverser l’enseignement des langues? Nous n’en sommes pas encore là mais déjà nous décelons leur usage dans des travaux d’expression écrite faits à la maison, et on peut craindre que des élèves soient tentés de reléguer la maîtrise linguistique à la machine.   

On peut donc déplorer cette évolution technologique mais on ne pourra pas empêcher nos élèves d'utiliser les traducteurs, d’autant plus qu’ils sont de plus en plus performants, et vont continuer à progresser très vite! Par conséquent, il va falloir prendre en compte ces nouveaux outils et guider les élèves afin qu'ils en fassent une utilisation pertinente et profitable pour leur apprentissage, parallèlement au dictionnaire. Comme nous allons le voir, cela passe par une prise de conscience du fonctionnement et des limites du traducteur, comprendre notamment qu’un traducteur n'est pas conçu pour traduire un mot isolé.

L’article joint en PDF n’est pas une étude exhaustive mais plutôt un début de réflexion sur la base de tests que j’ai réalisés, et qui portent ici sur l’apprentissage de l’anglais. Il propose d’abord un accompagnement à destination des élèves pour une utilisation appropriée des traducteurs Google Translate et DeepL. Puis, il suggère aux enseignants des pistes d’exploitations pédagogiques complémentaires.