Vilnius: Des films à inventer et à regarder …

18 octobre 2016

Ce projet d’APP comprend un double objectif : 

-apprendre à visionner, décoder un film, une image

-apprendre à faire un film, un court-métrage.

Il s’articulera à la fois autour de 2 axes forts de notre Projet d’Etablissement (langage et numérique), de projets pédagogiques inscrits sur la durée de l’année scolaire (notamment les EPI Découvrir et Expérimenter) et d’actions ponctuelles inscrites dans des temps forts … (Forum des Métiers, semaine de la Science, défis sciences, Fêtes de Noel et de fin d’année, etc).

Enfin, il s’agit bien de commencer à construire le parcours artistique et culturel de l’élève.

Description du projet :

L’histoire des relations entre école et cinéma est déjà longue. Depuis les premiers essais du cinéma utilisé pour la correspondance scolaire par Célestin Freinet à la fin des années vingt grâce à la simplicité de la caméra Pathé Baby 9,5 mm, les enseignants ont souvent tenté de faire coïncider les apprentissages avec les techniques de reproduction de l’image et du son les plus récentes. Avec les mouvements d’éducation populaire, la Cinémathèque de l’Enseignement, la Télévision Scolaire, nombreuses ont été les tentatives d’utiliser le cinéma et la télévision en milieu scolaire.

Le film attire, il est un support motivant pour les élèves, il est à la fois un divertissement populaire et un mode d’expression. Son usage à l’école va donc balancer entre éducation du regard, documentation sur le monde et utilisation des techniques du cinéma pour créer et exprimer.

Avec l’apparition de la vidéo, puis des techniques numériques, le problème, à la fois, se simplifie et se complexifie : l’accès aux films, devenu extrêmement simple, se démultiplie sous différents médias (télévision, internet, terminaux mobiles, …). La technique se cache aujourd’hui derrière des appareils ultra-simples et ultra-performants. Mais, tout à la fois, chacun perd ses repères : les objets sont mal identifiés, les modèles se perdent et la multiplication des images faciles tue d’une certaine façon l’intérêt de l’image tout en faisant apparaître un danger, celui d’une passivité et d’une crédulité toujours plus grandes, d’un manque de discernement face aux images pléthoriques.

Faire un film avec ses élèves est donc aujourd’hui techniquement simple mais de conception difficile : cela gagnera à être accompagné d’une préparation, d’une éducation à l’image qui sera autant « critique » ou historique que technique.