26 mai 2019 Dans Mathematiques et sciences

« Monsieur, on fait un Socrative demain ? »*

 

Cette petite phrase, je l’entends de plus en plus souvent en fin de cours en ce moment. Et cela alors que personne ne m’a jamais réclamé auparavant le diaporama de calcul mental ! Socrative,qu’est-ce que c’est ? C’est une interface (service gratuit disponible en ligne ou comme application sur smartphone ou tablette) qui permet de créer des sondages, des quiz et des QCM et d’obtenir les réponses des élèves en temps réel. Simple, facile à prendre en main, Socrative permet aux enseignants de faire participer leurs classes à une série d’exercices via des smartphones, ordinateurs ou tablettes.

 

Outre l’avantage de séduire mes élèves par rapport aux diaporamas, auxquels ils sont désormais habitués, l’outil me permet de proposer aisément des vrai-faux,des QCM ou autres quiz. De plus, chaque élève avance à son rythme sur son appareil (smartphone ou tablette). De nombreuses options sont à disposition du professeur. On peut insérer des images dans les questions, imposer un temps limité pour chaque question, poser les questions aléatoirement afin d’éviter que des voisins aient la même question en même temps, etc. Parmi les modes disponibles, on pourra faire répondre les élèves par équipe à l’aide du mode « Course de l'espace ». L’enseignant dispose en direct des réponses des élèves sur son propre terminal (par terminal, on entend indifféremment smartphone, ordinateur ou tablette) à l’aide du service dédié à l’enseignant.

 

En effet, si l’enseignant doit disposer d’un compte pour utiliser le service (en ligne ou grâce à l’application Socrative Teachers), l’élève ou l’étudiant doit simplement indiquer le nom de la salle (qui lui est communiqué par l’enseignant) dans l’application Socrative Students. Actuellement, la version française disponible n’est pas de très bonne facture : de nombreuses imprécisions dans la traduction rendent presque l’utilisation en anglais plus adaptée. On pourra le regretter mais gageons que cela s’améliorera bientôt.

C'est par erreur que j’ai déclenché un jour le mode « Ticket de sortie » et j’ai découvert une merveille : l’obtention d’un feedback** de chaque élève avec une trace. Je parle de trace puisque les réponses des élèves sont conservées. L’enseignant peut les consulter plus tard afin de les analyser et d’adapter au mieux l’heure de cours suivante. Les réponses portant le nom de l’élève, on peut différencier aisément. On peut également choisir de masquer les noms et analyser toutes les réponses avec la classe pour discuter du concept comme dans l’exemple ci-dessous :

Dans cette enquête finale, Socrative propose automatiquement trois questions :

Dans la question 3, l’enseignant peut poser une question courte et simple au tableau qui lui permettra de voir si une notion est maîtrisée. Par exemple : donne rla solution de 3x - 7 = 0. Ainsi, un feedback après chaque heure devient possible en moins de 5 minutes et l’analyse des réponses est beaucoup plus simple qu’avec un questionnaire papier idoine. Sans oublier la possibilité de poser une question adaptée à la séance : sur le contenu, le déroulé, ou autre.

Utiliser un smartphone ou une tablette en classe tiré du sac ?

C’est ce qu’on appelle le BYOD, autrement dit le Bring Your Own Device, à savoir l’autorisation pour les élèves d’utiliser leur propre portable ou tablette en classe. Une petite révolution qui devrait faciliter nos séances et peut-être permettre aux élèves de progresser. Pour cela, il faut convaincre les familles et notre hiérarchie. En ce qui me concerne, les parents sont ravis de voir que leurs enfants seront aussi éduqués au numérique. La direction de mon établissement, très positivement sensible à la question, a fait en sorte que le règlement intérieur autorise cette pratique jusque-là proscrite. J’avoue volontiers que le public de l’établissement (plutôt discipliné) a également permis la chose plus simplement.

 

Il est évident que de telles pratiques ne sont pas possibles partout. Pour utiliser Socrative, il faut que chaque terminal soit connecté à internet. Il est donc nécessaire de disposer d’un accès sans fil à internet dans la salle de classe, ce que tous les établissements ne permettent pas. En effet, on s’imagine mal demander aux élèves d’utiliser leur propre forfait en plus de leur propre appareil (quoiqu'ils utilisent bien leurs propres autres fournitures scolaires). Ainsi nous en venons à la seconde difficulté que l’on pourrait rencontrer ici : tous les élèves, et je pense en particulier aux jeunes élèves de sixième, ne disposent pas d’un smartphone (même si cela est de plus en plus rare). On pourra alors faire réaliser l’activité à tour de rôle en proposant une autre activité papier en parallèle comme nous pouvons le faire lors d’un travail en salle informatique.

 

Pour ma part, je me suis décidé à ne pas utiliser cette technologie en sixième. Pour les plus grandes classes, je résous le problème en mettant quelques appareils personnels à disposition des élèves qui n’auraient pas de smartphone. Je garde toujours dans mon cartable une tablette d’entrée de gamme, mon ordinateur portable ainsi que mon smartphone. Bien souvent cela suffit à couvrir les besoins d’une classe. Un argument contre l’utilisation des outils des élèves est celui de la comparaison des appareils entre les élèves. Mais ne le font-ils pas déjà en dehors des cours ? A-t-on besoin des smartphones pour comparer les moyens de l’un et les moyens de l’autre ? Je ne le crois pas. Par ailleurs, on pourrait aller jusqu’à imaginer une liste de fournitures scolaires comprenant une tablette bas de gamme à moins de 100€.

 

Mais cette génération d’élèves, bien que très équipée en terminaux mobiles, a besoin d’aide. Elle a beau avoir le smartphone quasiment greffé dans la paume de la main, elle ne maîtrise pas les outils nécessaires à une utilisation professionnelle. D’où le rôle d’éducateur au numérique, défi du 21ème siècle, que chaque enseignant doit relever à l’aide de l’institution. Je ne croyais pas trop aux vertus du BYOD mais il a pris sa place naturellement. Aujourd’hui ma pratique l’a complètement intégré. Gageons que nous pourrons tous progressivement tirer profit de ces outils et de leurs possibilités bien que la vitesse d’évolution de ces technologies soit bien supérieure à celle de l’institution.

 

Et maintenant à vos smartphones et à ceux de vos élèves !

 

NB : Pour les questions de vie privée et sécurité des données dans Socrative, on pourra se rapporter à la page suivante : https://help.socrative.com/privacy-and-security

 

*il s'agit d'une troisième version d'un article paru en version 1 sur le blog de l'auteur puis en version 2 dans PLOT, l'une des revues de l'APMEP (Association des Professeurs de Mathématiques de l'Enseignement Public). PLOT a été rempacé par Au Fil des Maths, la revue de l'APMEP.

 

** Le feedback, appelé également rétroaction en français, est le fait d’obtenir une information en retour de la part de quelqu’un sur son degré de perception de l’information. Dans Visible learning, John Hattie, chercheur néo-zélandais en science de l’éducation, présente ses travaux tirés des résultats d’une méta-analyse. Il dresse une liste de facteurs de réussite des apprentissages et les classe en fonction de leur efficacité. Le feedback arrive en première position. Ici, Hattie parle du feedback donné par l’enseignant à l’élève. C’est quelque chose de difficile dans une classe de 35 élèves mais le numérique facilite la démarche. Grâce à un quiz Socrative, l’élève a un feedback direct sur sa réussite ou non et l’enseignant peut expliquer également la réponse dans le quiz. Le feedback dont je parle ici est celui que l’enseignant obtient de la part de l’apprenant.

24 février 2018 Dans Actualités ZECO Évènements

La course aux nombres a permis aux enseignants, du premier et du second degrés réunis, de travailler ensemble sur la question fondamentale de la connaissance des nombres et du calcul.

L'an passé, plus de 5000 élèves se sont inscrits pour la ZECO : 1445 élèves au primaire et 3627 élèves au secondaire, provenant de 10 pays différents.

Cette année, ce concours de calcul mental rapide et réfléchi est ouvert aux élèves des classes de CM1 jusqu’aux classes de Terminale. L’élaboration des sujets aura lieu en collaboration avec les Académies de Strasbourg et de Rouen.

Les objectifs :

  • Encourager la pratique du calcul mental en référence au socle commun de connaissances et de compétences défini par l’Éducation nationale.
  • Développer et consolider la connaissance des nombres.
  • Cultiver la mémorisation.
  • Développer des stratégies d’efficacité (compétences qui peuvent être réinvesties dans d’autres disciplines).
  • Permettre aux enseignants de cultiver l’inter-degré (CM2-sixième, troisième-seconde) et l’articulation des différents niveaux.

Quelques repères sur l’épreuves :

  • Il s’agit de répondre en 7 minutes à 30 questions.
  • Une personne coordonnatrice du concours inscrit toutes les classes de l'établissement.
  • Chaque enseignant prépare ses élèves, fais passer le concours et le corrige.
  • Les dix premiers de chaque niveau reçoivent un diplôme officiel de classement.

Calendrier prévu :

Des informations concernant les inscriptions ont été communiquées aux Chefs d'établissement de la Zeco (cf pièce jointe en bas de l'article).

Pour entraîner nos élèves : http://www.aefe-europe.net/index.php/espace-ressources-zeco/l-ecole-du-socle/les-principaux-elements-de-mathematiques/1166-la-course-aux-nombres-pour-s-entrainer

 

Projet piloté par :  Nicolas VILLEMAIN - EEMCP2 Mathématiques ZECO  -  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


 

18 octobre 2017 Dans Projets inter-établissements

La course aux nombres a permis aux enseignants, du premier et du second degrés réunis, de travailler ensemble sur la question fondamentale de la connaissance des nombres et du calcul.

L'an passé, plus de 5000 élèves se sont inscrits pour la ZECO : 1445 élèves au primaire et 3627 élèves au secondaire, provenant de 10 pays différents.

Cette année, ce concours de calcul mental rapide et réfléchi est ouvert aux élèves des classes de CM1 jusqu’aux classes de Terminale. L’élaboration des sujets aura lieu en collaboration avec les Académies de Strasbourg et de Rouen.

Les objectifs :

  • Encourager la pratique du calcul mental en référence au socle commun de connaissances et de compétences défini par l’Éducation nationale.
  • Développer et consolider la connaissance des nombres.
  • Cultiver la mémorisation.
  • Développer des stratégies d’efficacité (compétences qui peuvent être réinvesties dans d’autres disciplines).
  • Permettre aux enseignants de cultiver l’inter-degré (CM2-sixième, troisième-seconde) et l’articulation des différents niveaux.

Quelques repères sur l’épreuves :

  • Il s’agit de répondre en 7 minutes à 30 questions.
  • Une personne coordonnatrice du concours inscrit toutes les classes de l'établissement.
  • Chaque enseignant prépare ses élèves, fais passer le concours et le corrige.
  • Les dix premiers de chaque niveau reçoivent un diplôme officiel de classement.

Calendrier prévu :

Des informations concernant les inscriptions ont été communiquées aux Chefs d'établissement de la Zeco (cf pièce jointe en bas de l'article).

Pour entraîner nos élèves : http://www.aefe-europe.net/index.php/espace-ressources-zeco/l-ecole-du-socle/les-principaux-elements-de-mathematiques/1166-la-course-aux-nombres-pour-s-entrainer

 

Projet piloté par :  Nicolas VILLEMAIN - EEMCP2 Mathématiques ZECO  -  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


 

Vous trouverez au bout du lien ci-dessous les ressources diffusées lors du stage "Peut-on enseigner les mathématiques sans fichier au cycle 2 ? "  animé par Mme Corinne Jaeck (Prag de Mathématiques - académie partenaire)  qui s'est tenu à Budapest les 19, 20 et 21 novembre 2014.

Télécharger les ressources suivantes au bout du lien suivant:

https://drive.google.com/folderview?id=0B4bGrAuG3pNMTVVyeHE3STJXcDg&usp=sharing